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Du
côté francophone, le mot "guerre"
a été utilisé à de nombreuses
reprises lors de ces élections 2010. A contrario,
les hommes politique flamands ne l'ont ni utilisé,
ni vraiment commenté .
Ne serait-il pas d'ailleurs ridicule de l'utiliser lorsque
l'on a des intentions belliqueuses.
Certains affirment d'ailleurs que les policiers de Vichy
ont collaboré à l'extermination des juifs
pour le bien de" la population française.
Ils n'avaient aucune intention belliqueuse

La
manipulation, le révisionisme et le cynisme peuvent
prendre des formes et des couleurs différentes.
Le résultat est souvent le même : la montée
des extrêmes.
Qui de rationnel
donne encore quelque crédit aux déclarations
d'un Le Pen ?
Néanmoins,
l'homme est suffisamment intelligent - encore un- pour
savoir jouer avec les mots. C'est peut-être cela
qui a attiré Bart De Wever. Quoi qu'il en soit,
les propos de Le Pen ne sont malheureusement pas totalement
contestables, car il est impossible d'en vérifier
l'absolue fausseté et inversément.
Qui pourrait savoir
si tel ou tel policier français a obéi
aux ordres par peur des représailles ou par volonté
de préserver les Français de l'occupation
allemande plutôt que par appartenance idéologique
à un régime raciste ? Personne évidemment.
Mais, au fond,
peu importe. Au niveau politique, il suffit de pouvoir
qualifier une politique générale de fasciste.
Et la politique du régime de Vichy était
clairement fasciste et fortement raciste. Ce que Le
Pen veut démontrer, c'est qu'il suffit de trouver
un policier honnêtre pris dans la tourmante pour
généraliser cette attitude non répréhensible,
car "humaine", à tous les responsables
du régime de Vichy.
C'est la technique
de l'analogie pure, utilisée de tout temps par
les démogogues.
Bart De Wever,
fait la même chose avec les collabos flamands.
Ses discours sur Bruxelles ont le même but sémantique.
Son actuelle discrétion ne signifie en aucun
cas le retrait de son programme de ses visées
belliqueuses sur Bruxelles. Il fera tout pour détruire
la Bruxelles francophone, de manière sournoise.
En dehors des périodes électorales, il
n'agressera sans doute pas Bruxelles ouvertement pour
éviter un conflit frontal, mais mettra tout en
oeuvre pour qu'un jour le rattachement de Bruxelles
à la Flandre soit possible, presque naturellement.
Il ne suffit pas en effet de faire quelques déclarations
"amicales" pour prouver que toutes les autres
le sont aussi.
De Wever est un
pur stratège. C'est assez rare en politique.
Au niveau francophone, seuls Di Rupo et Maingain le
sont également. Pour de telles personnalités,
les idées sont plus importantes qu'une carrière
personnelle. Ce sont des idéalistes.
De Wever vise une
Flandre puissante qui englobe Bruxelles.
Di Rupo viseobjectifs
à ce point différents. L'Histoire le dira.
le maintien de la sécurité sociale.
Maingain veut un grand
Bruxelles.
Comment concilier
des points de vue si différents? L'Histoire nous
le dira.
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