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Maingain, un sage qui s'ignore
?

Sur le fond
On peut ne pas apprécier sa verve oratoire, l'agressivité
de sa rhétorique ou ses piques assassines ou ses excès,
il faut néanmoins avouer que quand il se calme, il ne
dit pas que des bêtises, loin de là.
Son analyse de confédéralisme
est pertinente. Juridiquement, le confédéralisme
permet à la Flandre de bénéficier des avantages
d'une séparation sans souffrir de ses inconvénients.
Un petit exemple très simple. Le wooncode serait interdit
face à des citoyens européens. Il ne peut être
toléré que parce que nous nous trouvons dans l'espace
juridique belge. L'Europe ne s'en mêle pas.
Autre fait qui semble exact. Quant on parle de confédéralisme,
il s'agit d'entités indépendantes ou autonomes.
La Région de Bruxelles-capitale ne bénéficie
pas de l'autonomie constitutive (que les deux autres Régions
possèdent). Cela signifier qu'elle est déjà
sous tutelle. Mais dans un état fédéral,
la force est centripète. Les conséquences de cette
"tutelle" ne se font pas trop sentir. Dans un Etat
confédéral, les forces sont centrifuges. Les effets
de la tutelle, sans même rien changer, se feront bien
plus sentir.
Quant au refinancement
de Bruxelles, Maingain affirme comme étant paradoxal
de quémander une aide financière sur base de son
propre capital. En effet, si la Wallonie et la Flandre ne ponctionnaient
pas autant dans les caisses bruxelloises, Bruxelles n'aurait
jamais besoin d'une quelconque aide. Les études faites
par des économistes étrangers vont dans le même
sens. D'ailleurs, c'est d'ailleurs un des plus gros points noirs
de Bruxelles pour ces observateurs plus objectifs : son manque
d'autonomie économique et financière.
Evidemment, quand il éructe sa colère en traitant
le "confédéralisme de piège à
cons", qu'il terrorise Dehaene à 3000 kilomètres
de distance ou quand il divague sur un Grand Bruxelles qui irait
jusqu'à Anvers , il peut en laisser plus d'un perplexe.

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