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Donc, Ecolo coopère déjà
avec la NVA au niveau européen. On comprend pourquoi
Ecolo ne veut pas démoniser la NVA. On ne comprend pas
pourquoi Ecolo a caché cette collaboration.

Ecolo se recherche une virginité
permanente en matière de pratiques politiques, pourchassant
tous les abus en matière de cumul, demandant le maximum
de clarté quant aux mandats des représentants
politiques, exigeant des limites quant aux dépenses électorales
des candidats ... Bref, Ecolo c'est le chevalier blanc en matière
de déontologie politique. Dans l'ensemble, c'est honorable.
Mais pourquoi alors Ecolo a caché
cette collaboration avec la NVA. Même si elle n'est que
technique, il s'agit néanmoins d'une collaboration. La
raison est simple : électoraliste. Ecolo a peur de son
ombre depuis son effondrement après la coalition arc-en-ciel
des années 1999-2003.
Un non-dit est cependant un mensonge. Ecolo a donc menti en
omettant d'informer la population de cette collaboration étonnante.
Coté déontologie
et cheval blanc, on peut faire mieux !
Ecolo
veut bien gouverner avec la N-VA !
Sur le fond
Nous, nous négocions avec tout
le monde ! Pourquoi ? Comme cela, c'est plus sympa. Et puis,
nous devons rester fidèles à Groen. Que disaient
encore les pacifistes français et anglais pendant la
conférence de Munich de 1938. Pacifistes de tous les
pays, unissez-vous et la Paix sera sauvée. Sans vouloir
comparer les deux situations, l'attitude reste néanmoins
assez semblable. Et pourtant, le pacifiste le plus extrèmiste
sait qu'il est ridicule de négocier avec des bellicistes
convaincus.
Ecolo s'est déjà montré plus courageux
sur d'autres dossiers. Sur BHV et sur Bruxelles, il se montre
par contre d'une couardise assez impressionnante. Un jour, j'aime
pas la N-VA (surtout quand elle est faible), un autre jour,
je l'aime bien (surtout quand elle est forte). La position d'Ecolo
laissera des marques. C'est dommage qu'un parti environnementaliste
et écologiste abandonne toute réflexion sur "l'écosystème"
d'une cité. Car, l'écologie urbaine devrait leur
rappeler qu'une ville coupée de ses axes routiers et
des zones de dévéloppement économique est
une ville en déclin. M. Javeau vend Bruxelles avant même
le début des négociations.
Mais, nous nous trompons, subtile stratégie. Les élites
vertes n'abordent pas les vrais sujets de campagne (aux dernières
nouvelles, le gouvernement n'est pas tombé sur la crise
grecque)pour éviter de devoir négocier avec un
N-VA trop forte. On ne peut décidément vraiment
pas faire confiance au débat publique. Il est plus dangereux
que Super BART.
{aaa}

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Des
commentaires subjectifs sur base d'une revue de
presse
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