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Le bal des menteurs aura-t-il lieu ? Pour
éviter d'être pris en fragrant délit, les
partis choisissent-ils de ne plus débattre ?
 
De nombreux commentateurs (journalistes,
politologues), autant au nord qu'au sud du pays, précisent
déjà que les hommes politiques ne tiendront pas
leurs promesses politiques.
Mieux, de nombreuses voix se
font jour pour se moquer de la naïveté de ceux qui
pouvaient croire à ces promesses impossibles à
tenir. En fait, à part pour les nuls, c'était
clair que De Wever ne voulait pas détruire BXL même
s'il l'a répété à de nombreuses
reprises; que Mme Milquet ne pensait par sérieusement
au corridor entre la Wallonie et Bruxelles, même si elle
ne l'avouera jamais ; que. M. Picqué oubliera avoir dit
que la NVA voulait la guerre, le terme n'étant plus approprié
en période de lune de miel ; que M. Di Rupo n'augmentera
pas les pensions, ou si peu, parce que la conjoncture ne le
permettra plus ...
Pour ne pas être naïf,
il ne faut donc jamais écouter les débats électoraux.
D'ailleurs, même les politiques se demandent s'il est
bien utile d'encore les organiser. Cette campagne a en effet
été marquée par un consensualisme fort
étonnant au sud du pays. Lors des derniers débats
entre les quatre partis francophones, tous les protagonistes
étaient quasi d'accord sur tout.
Mais alors, comment expliquer
de tels différences entre les scores des différents
partis ?
Ebauche de réponse : l'absence
de débats permet à la peur de s'installer comme
seule référence. Les électeurs n'ont pas
voté pour un projet, ils ont voté contre quelqu'un
ou contre une communauté. Et dans cet esprit, c'est le
parti "leader" qui a engrangé. Au sud le PS
confirme son leadership naturel, au nord par contre, le leadership
s'est déplacé du CD&V vers la NVA. En fait,
en Flandre, c'est le CD&V qui a abondonné son positionnement
traditionnel, ce qui a permis à un outsider de récuperer
l'électorat raditionnel du CD&V. Donc le changement
n'a pas eu lieu sur le programme mais bien par rapport aux représentants
politques traditionnels. La Flandre a sanctionné les
élites du CD&V et de l'Open Vld.
De nombreux Flamands en ont marre
des promesses non tenues. Il votent donc pour des candidats
qui ont un programme plus simple, plus direct. Peu importe finalement
s'ils sont crédibles ou s'ils ont un agenda caché.
De toute façon, aux prochaines élections, on votera
pour le prochain messie!
ou

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Des
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presse
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