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La saga des convocations
électorales dans les communes à facilités.





Sur le fond
Sans
nier l'importance des convocations électorales, le thème
n'est cependant pas essentiel pour l'avenir de la Région
bruxelloise. Tout le monde sait que la Flandre veut que le néerlandais
soit la première langue dans les communes à facilités
(cf. Circulaire Peeters (SPa), vielle de 12 ans). Personne ne
peut croire que la Flandre changera sa position. Donc, il n'y
a que deux solutions pour les bourgmestres des six communes
à facilités: accepter d'être dominé
sur ce point ou se révolter.
Les Flamands (représentés
dans ce dossier par Mme Turtelboom pour l'Open Vld et M. Geert
Bourgeois pour la NVA) instrumentalisent ces escarmouches communautaires
à des fins électoralistes. Rien d'intéressant
à long terme. Du coté francophones, les réactions
sont potentiellement plus instructives quant au programme de
chaque parti.
Le CDH déplore "mollement" la décision
d'envoyer les convocations par le gouverneur de la province
du Brabant alors que la commune la plus active sur ce dossier
est une commune dirigée par une bourgmestre CDH,
Ecolo ne réagit pas, reste sur ses positions "anti"
NVA
le MR - par l'entremise d'Olivier Maingain (FDF) et de
Bernard Clerfayt (FDF) s'insurgent contre la décision
de la ministre de l'Intérieur (Mme Turtelboom) de courtcircuiter
l'échelon communal,
le PS cherche l'apaisement.
La position en retrait du CDH est sans doute électoraliste
: le parti pousse sa bourgmestre de la périphérie
à faire parler d'elle pour faire passer le message :"nous
aussi, nous défendons les Francophones" ; mais en
même temps, il ne faut pas trop le dire officiellement
car le CDH ne veut mettre trop d'huile sur le feu. On le dit
tout en le disant pas. Même si M. Cerexhe demande le rattachement
de Rhode-St-Genèse à Bruxelles (uniquement cette
commune ?), le CDH ne le demandera sans doute pas officiellement
lors des futures négociations avec le Nord du pays.
Ecolo préfère garder de bonnes relations
avec GROEN plutôt qu'avec les Francophones de la périphérie:
Ecolo se fait tout petit pour qu'on l'oublie sur ce dossier.
Son slogan de campagne le dit bien : "nous restons ouverts
pendant les transformations". L'ouverture, ce n'est pas
une position ni un programme. Sa position intransigeante vis-à-vis
de la NVA ne tiendra sans doute pas longtemps si les autres
partis francophones acceptent de négocier avec la NVA.
Ils pourront toujours dire, on ne pouvait pas faire autrement,
les autres, de toute façon, allaient négocier.
Et puis, au fond, nous sommes ouverts !
Quel courage politique !
Le MR réagit parce que le FDF doit réagir.
Le FDF joue son rôle. On peut ne pas aimer cette position,
mais elle a le mérite d'être claire (pour le FDF,
pour le MR c'est moins sûr).
Le PS temporise parce qu'il ne veut pas qu'on parle trop
du communautaire puisqu'il préfère se battre contre
la crise économique. Le PS négociera et abandonnera
sans doute Bruxelles en contre-partie d'un refinancement de
la capitale.
Conclusion : la saga des convocations
électorales a pour seul intérêt de remettre
le dossier à l'avant-plan de l'actualité. Car,
à l'exception du FDF, tous les autres partis francophones
ont choisi de se consacrer prioritairement à la crise
économique (Grèce-Euro) de sorte que, sans cette
actualité, on n'entendrait presque plus parler de BHV
au sud du pays.
Bruxelles risque encore une fois d'être
mise au frigo !

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